Trip dans le sud-est 2017

Le compte rendu de ce périple d’Avril commence par le récit de Mathias et Céline arrivés le à Montclar:

 

La journée d’hier a été bien remplie… Nous avons regagné le décollage de Saint Vincent… Ca prend un peu de temps avant que cela ne s’installe et en attendant on discute avec les quelques locaux qui arrivent au compte goutte. On voit passer au dessus du Morgon le stage BPJEPS encadré par Jeff Chapuis, les plafonds en Ubaye sont très très élevés : 3800 m pour certains des pilotes qui ont froid et n’arrivent pas tous à raccrocher Dormillouse et viennent poser à Saint Vincent. 

 

Avec Céline on se prépare mollement comme les conditions à se mettre en l’air et puis… au final on fait un déco manquant un peu d’énergie qui nous fait passer à peu de hauteur au dessus de la route en contrebas du déco. Après avoir fait 3 A/R devant le déco et sur la crête de Saint Vincent on prend une généreuse pompe qui nous permet d’aller raccrocher les pentes de dormillouse. En 30 minutes on fait le plaf vers 3000 dans des pompes qui montent en moyenne à +2 m/s. Le paysage est somptueux, et on s’avance sur la crête de la blanche, on pousse pas tout à fait jusqu’à l’Estrop mais seulement jusqu’à l’Aiguillette… On galère pour rentrer car le NO prévu se met en route… Je détrime sans déprimer et nous rentrons faire un point en plaine vers le Colombis qui n’a l’air que de s’éloigner à fur et à mesure qu’on s’en rapproche…

On vient vertical saint vincent : personne n’a tenté le Morgon car le vent du nord est bien présent… et les plafs baissent un peu au cours de l’après midi. 

 

Au final près de 1h40 de vol avec un posé au Col Saint Jean… Pour les Qbistes d’il y a trois ans vous avez le bonjour de Jeff, Laurent, et Zébulon avec qui on avait fait le stage. 

 

En fin d’après midi on fait une rotation rapide à Saint-Jean pour chercher les ailes solos… Je galère à fixer les accélérateurs sur ma brand new Artik Plume (qui a dit que le léger c’était simple). Céline et moi faisons quelques minutes de gonflage. Céline décolle et fait 35 minutes de vol en soaring au dessus de Saint-Vincent… Moi je fais un petit vol aussi et me dit que vu la légèreté du tissus il va falloir que je fasse un peu plus de gonflage pour être vraiment à l’aise… Après nos deux atterros au déco avec Céline, elle continue à faire du gonflage pendant que je discute avec JB Chandelier 😉 qui a fait la bise à Céline, et qui m’a dit que maintenant elle ne se laverait plus les joues. Céline au final refait un vol non souhaité car alors qu’elle fait du gonflage en mode JB Chandelier au déco, elle se trouve emportée en l’air 😉 elle repose tranquille au déco… on dirait pas que cela fait 2 ans et des poussières qu’elle n’a pas volé en solo…

 

On en était resté à mercredi dernier… Céline fait un vol balistique avant la neige de saint-vincent au lac de Serre-ponçon qui a un aspect insolite en cette saison… peut-on encore parler de lac…

 

mercredi soir, nous rencontrons au bord du Lac notre nouvel ami Magnus, qui vient de Frankfurt et vole comme vous allez le voir assez vite… fort bien. Ancien deltiste, volant en parapente depuis seulement 5 ans. on fait pour le jeudi des plans sur la comète pour un vol de reprise à Saint-André. 

 

On part et on arrive vers 11h à Saint-André… et on monte rapidement au décollage Sud. Là c’est déjà bien allumé. On se met en l’air Magnus avec une alpina 2 et moi et Céline en biplace… et là on fait exactement ce qu’on avait prévu : déco du chalvet, Cheval Blanc, montagne de coupe, Mousson, Chalvet, Crément (j’ai un doute sur l’orthographe) et atterro aérogliss… 49 km sympa… dans une aérologie généreuse plafs à 2700 m et un point de raccroche très bas au Mousson. 2h45 de vol assez sensible pour le 4ème vol de l’année… 

il y a des photos de tout le vol sur fb au cas où cela vous intéresse je vous les envoie avec les différentes étapes du vol…

 

vendredi il y a du Nord à Saint André, on vole Céline, Magnus et moi en solo, pendant une heure trente environ… les conditions sont dures et on n’ose pas trop s’éloigner ça charge… alors l’aprem on va faire de l’escalade à Annot, reprise là aussi de l’activité après une longue période sans grimpe. 

 

Samedi on repart faire un vol en bi avec Céline et Magnus à qui j’ai expliqué comment faire l’aller et le retour à Saint Vincent : et bien le fait 131 km les doigts dans le nez avec de la grêle, de la pluie et des gros nuages pas beaux sur la route. Nous on fait notre plus long vol en biplace en temps… pour seulement 35 km : il reste du nord à l’approche du cheval blanc et les conditions sont super cycliques alors on ne prend pas de risque en bi et on boucle après une heure de patience fatiguante sur le Mousson… qui a dit que c’était facile ce machin… au final 3h24 de vol… avec des bras comme ceux de popeye 😉 

 

Dimanche on sort un vol dans la fin de matinée… en solo… Céline vole pas loin d’une heure va aux antennes et revient poser à Aérogliss. Je fais à peut près de même en solo avec l’artik que je commence à prendre en main. On se prend des averses sur le chemin du retour et on note que les gros nuages noirs sont plus humides que puissants. 

 

on lève le camp et on se rend à Gourdon… On se prend une drache du tonnerre sur l’arrière pays niçois en passant sur Gréolière et le col de Bleine… 

 

Arrivés à Gourdon, on monte au décollage après avoir pris l’apéro chez nos hôtes et on va chercher Cécile à la station service total access de Mougins. 

 

Arrivée de Cécile qui prend en charge la suite du compte rendu:

Je rejoins Mathias, Céline et Magnus (le nouvel ami) dimanche soir après une visite guidée de Cannes, et je prends le relais du CR.


Nous avons un super AirBnB à Tourettes sur Loup. Lundi, nous montons au déco de Gourdon. Les locaux trouvent les conditions pourries et stables, mini bulles thermiques et impossible de monter bien haut. Mathias, Céline et Magnus se mettent en l’air. Comme c’est mon vol de reprise (le dernier thermique que j’ai croisé remonte au WE club à Clécy début septembre), je prends le temps de faire 5 minutes de gonflage pour vérifier que tout est en ordre. Je finis par décoller difficilement et passe tant bien que mal une heure en l’air : stable ne veut pas dire calme (pour un vol de reprise, j’aurais préféré un petit plouf tranquille). Tout le monde pose à Saint-Ambroise, à 150 m sous le déco, après une bonne heure de vol, sauf Magnus qui repose au déco pour récupérer le Duster. Bon, c’est bête, on avait laissé une voiture à l’atterro des Valettes, tout au fond de la vallée, mais il paraît que ça le fait pas en finesse. Rico (arrivé entre temps) vient me chercher au déco, en profite pour gonfler et vérifier aussi que tout est en ordre. Pendant ce temps, Mathias et Céline remontés au déco admirent le décollage de Luc Armand sous son Enzo 3 et de David Dagault je-sais-pas-qui, sous une Delta 3. On est au pays d’Ozone, pas de doute… On a même cru qu’il y aurait une taxe pour les voiles des autres marques ! On finit l’après-midi par une glace et un petit tour dans le petit village provençal perché de Gourdon. En redescendant à l’appart, Rico et moi allons faire quelques courses. Pendant ce temps, Céline et Magnus partent faire une rando à durée indéterminée. Moralité, ils finiront en courant à la frontale pour nous rejoindre vers 21h au resto réservé à 20h30. Excellent dîner à l’Ecole des Filles au Bar sur Loup, très bonne adresse à retenir pour une autre fois.

 

Mardi, la météo nous fait hésiter, Roquebrune ne semble pas praticable à cause du vent d’Est, on laisse tomber et on se dirige vers le col de Bley(i)ne. On retrouve Luc Armand au déco qui « avait besoin d’enrouler 2-3 thermiques » avant la sortie de l’Enzo 3 le lendemain. Céline volette en local, Mathias et Magnus partent en direction de St André (et échoueront à Soleilhas). Je rate un déco et voit arriver la providence sous la forme de Luc Armand pour m’aider à démêler les suspentes prises dans les kékés du sud. C’est de bonne guerre, je lui avais étalé son aile pour son déco 😉 (j’ai touché une Enzo 3 !!!) Je finis par décoller, vole un peu le long de la crête pour rejoindre Rico, et on finit en survie quand tout passe à l’ombre. On rejoint Céline à l’atterro entre les gouttes. On remonte chercher la voiture au déco où on retrouve Luc Armand, qui nous informe de la position de Mathias et Magnus, puisque lui a réussi à sortir du trou – où nos deux comparses se sont enterrés – pour revenir poser au déco. Pendant que Rico va chercher les mecs (qui s’arrêtent boire une bière à Gréolières avec Martial du Lachens), Céline et moi partons faire la même rando que celle de la veille mais un peu plus tôt pour ne pas finir de nuit : au programme, sentier remontant le long de la rivière dans les gorges du Loup, un bout de grimpette à flanc de montagne sur un sentier inexistant, long trajet le long d’une canalisation d’eau EDF en balcon au-dessus des gorges en passant à travers 23 tunnels à la frontale, et redescente sur notre appart.

 

Mercredi, on abandonne de nouveau l’idée d’aller à Roquebrune (à regret, c’était la dernière chance car le site ferme 10 jours à cause d’un événement à Monaco) et on retourne au Col de Bley(i)ne. Le vent est bien soutenu au déco. Magnus décolle sans problème, Rico décide de jeter l’éponge et de redescendre la voiture, je prépare mon aile. Mathias et Céline se préparent pour un vol en bi, on leur file un coup de main. Mais le bi se retrouve en effet spi, fait demi-tour en entraînant pilote et passagère, Céline piétine Mathias pour se retenir, et du coup, Mathias se refait une entorse à la cheville de février (il aura bien mérité son carton ronchonchon pour la fin de la journée !). Le temps de s’occuper de Mathias, de replier le bi, le vent est toujours aussi fort et je renonce à décoller. On descend récupérer les voitures, on récupère au passage Magnus encore parti vers Saint-André, et on retourne à St André, faute d’avoir trouvé un logement près de Moustiers. Retour au gîte de la Bstof. On monte au déco pour le vol du soir, mais les 30 km/h de vent nous dissuadent de décoller.

 

Jeudi, c’est Nord-Ouest à St-André, on se contente d’une grosse heure de vol en local devant le déco pour poser à Moriez. Au final, la cheville de Mathias va beaucoup mieux ! Glandouille l’après-midi. Les motivés (Céline, Magnus et moi) montent à pied au déco pour le vol du soir. On y retrouve les feignasses en Duster, mais tout le monde redescend en voiture, le vent est encore trop fort. On ouvre la saison des barbecues malgré la fraîcheur avec une délicieuse côte de boeuf et entrecôte parfaitement cuites. C’est l’été !!!

Vendredi, on déménage encore une fois, direction Moustiers Sainte Marie. La météo annonce du Nord, pas sûr que ça vole. On rejoint les Piafs perdus à l’atterro, on les guide jusqu’à l’autre atterro, bref on fait le tour des atterros. On abandonne l’idée de monter au Mont Denier, ça va vraiment pas le faire en Nord, et on va voir au déco de Courchons. Tout le monde hésite à cause du nord annoncé (et du petit panneau qui dit que, par vent de nord, la brise se redresse au déco, mais les rouleaux en sortie sont sévères), mais ça a l’air volable. Magnus qui n’a peur de rien se met en l’air pour nous montrer qu’en fait, c’est même hyper bien. Mathias et Rico se préparent, le vent forcit bien, Mathias rate un certain nombre de gonflages et replie, Rico idem. Pendant ce temps, Ralph des Piafs (dit le mort de faim) se prépare et décolle. Ni une ni deux, Rico y retourne, Mathias suit un peu plus tard, et moi aussi, ainsi qu’une bonne moitié des Piafs+Boz (seule Céline attend le vol du soir, qu’elle n’aura pas). En fait c’est assez atomique, on trouve facilement des +3/+4, tout le monde tape les 2000 minimum et se fait la crête du Mont Denier, mais malheureusement on est beaucoup trop contrés en sud-ouest pour aller voir les gorges du Verdon. Après 1h à 2h30 de vol, tout le monde pose près de l’école (les Piafs volants ont posé en bas et sont repartis à St André). Un petit tour à Moustiers, une glace, une bière au miel de lavande, un resto pas ouf, et on arrive un peu (très) tard à notre logement à Valensole. 

 Samedi, avec le week-end arrive le mistral 😣 Ça va devenir compliqué de voler.

 

 

 

 

 

 

 

 
Même si le proprio de notre gîte (vieux parapentiste) nous a conseillé un site hyper confidentiel où on aurait un créneau d’une demi-heure pour partir en cross jusqu’à Nice, on lâche l’affaire et on rejoint des potes de Mathias et Céline pour grimper à St Julien le Montagnier. Super journée au soleil en bonne compagnie, tout le monde s’en donne à cœur joie dans des belles voies de tous les niveaux. À noter mon exploit dans une belle 6a+ en fin de journée, dont le seul but était de nous achever sans trop d’espoir d’y arriver. J’y ai quand même laissé un bout de doigt… On passe prendre l’apéro chez Marc et Christine, et on rentre dîner avec nos hôtes à Valensole. Il s’avère qu’on dort chez Alex Domínguez, aka Papy Crossman, le papa du parapente en Argentine. Un bon contact à garder pour un futur voyage, vu que c’est lui qui a ouvert la majorité des sites du pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche, au lieu de chercher des œufs en chocolat, on cherche un site volable. Seule option avec le vent de nord : St Vincent les Forts. En route ! On y retrouve Sylvain et Romain, mais aussi Françoise, Benoît des Migrateurs, Jeff Chapuis… C’est bien simple, toute la région est là, c’est l’embouteillage sur le déco. Même si le déco n’est pas simple pour tout le monde (fort et travers), on se fait tous plaisir en l’air, certains montent à Dormillouse, d’autres posent au lac, JB Chandelier nous fait le spectacle. Je tente de reposer au déco, mais, malgré les conseils de Mathias et Françoise, le thermique à +2 en entrée de terrain a raison de ma persévérance. Je m’éloigne en plaine et prends 300 mètres en ligne droite, et je mets une bonne demi-heure à réussir à descendre au lac, le tout à 5 km/h. Bref, il aurait mieux valu rester en l’air pour en profiter ! Tout le monde reprend la route courageusement à 18h pour Paris ou Francfort, histoire d’éviter les bouchons du lundi.

 

Romain et Sylvain restés sur place qui terminent ce compte rendu:

[…]

Jeudi, cursus science et nature

Les vols reprennent à St Vincent et nous prenons l’option vulcanologie, l’occasion pour nous de découvrir la formation des cratères, chacun le sien pas de jaloux.

Le second vol, je prends l’option botanique et découvre une espèce de buisson esseulée à l’atterro. Ce lâche de Sylvain s’enfuit, fait l’école buissonnière et pose à Monclar.

On crèche à Monclar via Airbnb, quelques démangeaisons nocturnes, est-ce le même logement que toi Mathias?! En tout cas, pas cher.

 

Vendredi, la météo pour les nuls

La journée qui semblait la plus lisible,  le vent du Nord prend enfin fin, les conditions sont parfaites. Voila pour les prévisions.

Sur place (toujours à St Vincent), pétole de vent, pas de brise. Vers 15h ca s’améliore, un pilote se lance et les autres suivent progressivement. Beau vol pour Sylvain, je reste au sol, démotivé par tant d’attente.

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur Chambéry aprés avoir récupéré Sylvain au col St Jean, traumatisé par la repose au déco des jours précédents.

 

Samedi, c’est Chambéry

Je fais découvrir à Sylvain mon site de chez moi, Verel. 

Décollage champagne, (la classique, un grand cru aujourd’hui) puis nous partons pour le Revard/Croix du Nivolet. Deux belles fermetures pour moi, Sylvain tranquille déroule et enroule un peu quand même. On ne fait pas la transition sur le Semnoz, de peur de se faire enterrer au retour. 

 

Maintenant apéro et clap de fin. 

A vous les studios.

 

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